Tout au long de cette année scolaire, je vous ai partagés des idées de poésies accompagnées de dessins.
Voici la dernière publication sur ce thème 🙂
J’aime la Ville
J’aime la Ville
Ni facile
Ni tranquille
Avec son va-et-vient
Que personne ne retient
J’aime la Cité
Qu’elle soit mystère
Ou solaire
Avec ses visages
Tous de passage
J’aime Paris
Souveraine
Toutes ses vies en mouvement
Toutes ses minutes urbaines
Que disperse le temps
J’y chemine
Anonyme
Aussi libre
Que le vent !
Andrée Chedid

Au bout du « Conte »
Comme des voyageurs immobiles, des rêves plein la tête
Mille et une idées qui défilent, l’universelle quête
Partir pour la grande aventure, éprouver le vertige
Quand on se risque à l’écriture, et que l’encre se fige
Les mots s’animent de passion, et page après page
Magie de l’imagination fait naître tant d’images
Au gré de notre fantaisie, en toute liberté
Les personnages prennent vie, les héros de papier
Et même si c’est pas vrai, toutes ces histoires qu’on raconte
Mensonge ou vérité, parfois les deux se confondent
Écrire, imaginer, et réinventer le monde
Toujours s’émerveiller c’est ce qui compte, au bout du conte
Et puis enfin pour faire plaisir, à tous ceux que l’on aime
Comme un cadeau donné à lire, le meilleur de nous-mêmes
Pour sentir l’étrange frisson, d’émouvoir, de distraire
Sans jamais de la création, connaître le mystère
Et même si c’est pas vrai, toutes ces histoires qu’on raconte
Mensonge ou vérité, parfois les deux se confondent
Écrire, imaginer, et réinventer le monde
Toujours s’émerveiller c’est c’qui compte, au bout du conte
Et même si c’est pas vrai, toutes ces histoires qu’on raconte
Mensonge ou vérité, parfois les deux se confondent
Écrire, imaginer, et réinventer le monde
Toujours s’émerveiller c’est c’qui compte, au bout du conte
Toujours s’émerveiller c’est c’qui compte, au bout du conte
Toujours s’émerveiller c’est c’qui compte, au bout du conte
Les Enfantastiques

Bonjour
Comme un diable au fond de sa boîte,
Le bourgeon s’est tenu caché…
Mais dans sa prison trop étroite
Il baille et voudrait respirer.
Il entend des chants, des bruits d’ailes,
Il a soif de grand jour et d’air…
Il voudrait savoir les nouvelles,
Il fait craquer son corset vert.
Puis, d’un geste brusque, il déchire
Son habit étroit et trop court
« Enfin, se dit-il, je respire,
Je vis, je suis libre… bonjour ! »
Paul Géraldy

Une fée
Ah ! C’est une fée
Toute jeune encore,
Ah ! C’est une fée
De lune coiffée.
A sa robe verte,
Un papillon d’or,
A sa robe verte
A peine entrouverte.
Elle suit la ronde
Des dames du bois,
Elle suit la ronde
Qui va par le monde.
Gabriel Vicaire

Toujours et Jamais
Toujours et Jamais étaient toujours ensemble
Ne se quittaient jamais.
On les rencontrait dans toutes les foires.
On les voyait le soir traverser le village sur un tandem.
Toujours guidait
Jamais pédalait
C’est du moins ce qu’on supposait…
Ils avaient tous les deux une jolie casquette
L’une était noire à carreaux blancs
L’autre blanche à carreaux noirs
A cela on aurait pu les reconnaître
Mais ils passaient toujours le soir et avec la vitesse…
Certains d’ailleurs les soupçonnaient
Non sans raison peut-être
D’échanger certains soirs leur casquette
Une autre particularité aurait dû les distinguer
L’un disait toujours bonjour
L’autre toujours bonsoir
Mais on ne sut jamais
Si c’était Toujours qui disait bonjour
Ou Jamais qui disait bonsoir
Car, entre nous, ils étaient toujours ensemble,
Ils ne s’appelaient jamais !
Paul Vincensini

Monsieur X
C’était un vieil hibou
affreux comme un pou
avec son caillou
nu comme mon genou.
Mais comme il était chou
quand il faisait joujou
avec son chien BIJOU !
Jean l’Anselme

Ma mère veut
Ma mère me veut
Toujours bien habillée,
Propre et soignée,
Les cheveux bien coiffés.
Moi je préfère
Être déguisée en sorcière.
Elle veut toujours
Une chambre bien rangée,
Des étagères dépoussiérées
Et elle a peur des araignées.
Moi je préfère
Ma chambre de sorcière.
Elle veut aussi
Que je me montre bien élevée,
Bonne élève, obéissante,
Gentille avec mon frère.
Moi je préfère
Me mettre en colère
Comme les sorcières.

LITANIE DES ÉCOLIERS
Saint Anatole,
Que légers soient les jours d’école !
Saint Amalfait,
Ah ! que mes devoirs soient bien faits !
Sainte Cordule,
N’oubliez ni point ni virgule.
Saint Nicodème,
Donnez-nous la clé des problèmes.
Saint Tirelire,
Que grammaire nous fasse rire
Saint Siméon,
Allongez les récréations.
Saint Espongien,
Effacez tous les mauvais points.
Sainte Clémence,
Que viennent vite les vacances !
Sainte Marie
Faites qu’elles soient infinies !
Maurice Carême

Les deux petits glaçons
C’était deux petits glaçons
Qui se croyaient des oursons
Et, sans crainte, ils décidèrent
De s’en aller sur la mer
De s’en aller en canot
Du pôle jusqu’au Congo.
Mais le second jour déjà
Ils avaient perdu leurs bras
Le troisième jour, à l’aube
Ils avaient perdu leur robe
Puis ils perdirent leurs pieds.
Pourtant bien emmitouflés,
Le soleil, leur faisant fête,
Leur ôta aussi la tête.
Ils étaient presque sans corps
Lorsqu’un grand vent de tempête
Les repoussa vers le Nord.
Ils retrouvèrent leur corps
Puis leurs pieds, leurs bras, leur robe
Si bien qu’un beau jour, à l’aube,
On revit à l’horizon
Voguer deux petits glaçons
Deux petits glaçons tremblants
Qui se croyaient des ours blancs.
Maurice Carême

Je connais un jardinier
Je connais un jardinier pas très ordinaire.
Il chante toute la journée en grattant la terre.
Quand il chante une polka, on voit pousser les petits pois,
Quand il fredonne un tango, on voit pousser les poireaux.
En chantant le refrain, il tape dans ses mains.
Il a un grand potager pas très ordinaire.
Il ne l’arrose jamais bien qu’il ne pleuve guère.
Quand il joue de la guitare, c’est bon pour les épinards.
En chantant le refrain, il tape dans ses mains.
Il a sur son grand chapeau un bouquet de roses
Qu’il pleuve ou qu’il fasse beau, c’est la même chose.
Il sifflote un petit air gai, sans jamais se fatiguer
Et chantonne une ballade en caressant les salades.
En chantant le refrain,il tape dans ses mains.
Allez voir ce jardinier pas très ordinaire
Et comme lui vous aimerez cultiver la terre.
Vous chanterez des petites chansons pour avoir des cornichons,
Mais si vous chantez trop faux, vous aurez des haricots.
A la fin du refrain, vous aurez un jardin

J’écris
J’écris des mots bizarres
J’écris des longues histoires
J’écris juste pour rire
Des choses qui ne veulent rien dire.
Ecrire c’est jouer
J’écris le soleil
J’écris les étoiles
J’invente des merveilles
Et des bateaux à voiles.
Ecrire c’est rêver
J’écris pour toi
J’écris pour moi
J’écris pour ceux qui liront
Et pour ceux qui ne liront pas.
Ecrire c’est aimer
J’écris pour ceux d’ici
Ou pour ceux qui sont loin
Pour les gens d’aujourd’hui
Et pour ceux de demain.
Ecrire c’est vivre.
Geneviève Rousseau
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