Je vous propose quelques idées de poésies sur Carnaval accompagnées de leur illustration !
Tu ne me reconnaîtras pas
Ogre ou ogresse,
Tigre ou tigresse,
Duc ou duchesse,
Tu ne me reconnaîtras pas ;
Roi ou reine,
Indien ou indienne,
Vénitien ou vénitienne,
Tu ne me reconnaîtras pas ;
Lapin ou lapine,
Arlequin ou arlequine,
Pierrot ou Colombine,
Tu ne me reconnaîtras pas ;
Souriceau ou souricette,
Hibou ou chouette,
Chevreau ou chevrette,
Tu ne me reconnaîtras pas

Les saltimbanques
Dans la plaine les baladins
S’éloignent au long des jardins
Devant l’huis des auberges grises
Par les villages sans églises.
Et les enfants s’en vont devant
Les autres suivent en rêvant
Chaque arbre fruitier se résigne
Quand de très loin ils lui font signe.
Ils ont des poids ronds ou carrés
Des tambours, des cerceaux dorés
L’ours et le singe, animaux sages
Quêtent des sous sur leur passage.
Guillaume Apollinaire

La parade
Ohé ! Ohé ! C‘est la parade,
Tout le cirque est en promenade !
Avec les ours et les chevaux,
Les éléphants et les chameaux.
Regardez les clowns et les magiciens,
Et ces petits chiens qui dansent si bien.
Hé ! Vous entendez les trompettes !
Ho ! Vous voyez les marionnettes !
Et tous ces costumes aux vives couleurs
Qui resplendissent de bonheur.
Ah ! Ce désir qui pique, pique
D’aller vite, vite au cirque.
François David
Carnaval à l’école
Arlequin bariolé
De losanges, de carrés,
De triangles rouges
Qui sans cesse bougent.
Habillé tout en blanc
Pierrot rêve nez au vent :
Il pense à sa belle
Assis auprès d’elle.
Fée, pirate et mariée
Ce jour se sont rencontrés;
Sourit la princesse
En ses longues tresses.
Petits pieds dégourdis,
La musique les convie
À entrer en danse
Pour qu’ils se fiancent.
Gina Chénouard
Au cirque
Ah ! Si le clown était venu !
Il aurait bien ri, mardi soir :
Un magicien en cape noire
A tiré d’un petit mouchoir
Un lapin, puis une tortue
Et, après, un joli canard.
Puis il les a fait parler
En chinois, en grec, en tartare.
Mais le clown était enrhumé :
Auguste était bien ennuyé.
Il dut faire l’équilibriste
Tous seul sur un tonneau percé.
C’est pourquoi je l’ai dessiné
Avec des yeux tout ronds, tout tristes
Et de grosses larmes qui glissent
Sur son visage enfariné.
Maurice Carême

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